Listening to With Love – Christina Grimmie

Je viens de découvrir, avec sept mois de retard, que Christina a été assassinée en Juin dernier à l’âge de 22 ans. Je ‘suivais’ cette jeune américaine depuis 2009, date à laquelle elle avait commencé à poster sur youtube des petites vidéos où elle reprenait à la voix et au clavier des chansons connues dans sa chambre d’ado, partageant ainsi sa passion pour le chant. Au fil des années, elle a réussi en partant de rien à percer dans la musique à un niveau bien au-delà de ses rêves d’enfance, partant en tournées dans le monde entier et enchaînant les plateaux télé et collaborations avec de grands artistes.

Elle a été abattue par balles lors d’une séance de dédicace qu’elle donnait à l’issue d’un concert, par un ‘fan’ déséquilibré qu’elle accueillait à bras ouverts pour lui faire un câlin. C’était à Orlando (Floride), la veille même de la tuerie dont nous avons tous entendu parler (et sans rapport).

Ce monde est fou, injuste et insensé.

Cliquer ici pour écouter With Love, à fond les écouteurs.

Cette nouvelle a occupé beaucoup de mes pensées ces derniers jours, et j’ai eu envie de partager le nom et la musique de Christina avec vous au début de cet article. Ça fait partie pour moi du dur retour à la civilisation.

Sur une note plus joyeuse

Nous nous sommes quittés avec ma montée à bord du Marion Dufresne, peut-être certains d’entre vous pensaient que c’était là un dernier article sur ce blog mais il n’en est rien, je ne vous lâche pas encore tout de suite… ! Le retour fait aussi partie de l’aventure, et j’ai bien l’intention de vous le faire partager en images 🙂

Alors que le retour à la Réunion depuis Ams peut ne prendre que 4 jours en cas de « ligne directe », il a dans notre cas pris le double et ce pour deux raisons. Enfin, deux escales plutôt ! Le navire ravitailleur des TAAF a fait un détour par l’île Tromelin puis par l’île Maurice avant de nous déposer enfin sur l’île Bourbon. Je n’ai pas eu la chance de pouvoir poser le pied à terre à Tromelin, mais j’ai pu passer 24 heures à Maurice pendant que le Marion faisait le plein de carburant ! Je vous réserve cette toute dernière partie du voyage pour un autre article qui suivra celui-ci, trop de photos pour poster en une seule fois.

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La croisière s’amuse.

Un quotidien de substitution

Les premiers jours ne sont pas évidents sur le Marion. Fatiguée et déboussolée je subis un peu le temps qui passe, à peine rassurée par les hivernants sortants de Cro et Ker qui me confient qu’ils étaient eux aussi dans cet état en quittant leur île, et que ça ira mieux très rapidement.

Je reprends vite et un peu trop facilement à mon goût mes repères sur le bateau, dans le dédale d’escaliers et de couloirs s’entrecroisant de ponts en ponts. L’emploi du temps est rythmé par les repas que je prends au premier service (11h et 18h), avec le retour du fameux appel au micro « le déjeuner du premier service s’il vous plait, le déjeuner du premier service, bon appétit, merci ! » que nous n’attendons même plus pour aller nous asseoir à table.

Nous passons aussi tous un entretien psychologique individuel avec une psychologue des TAAF, nouvelle initiative cette année afin de faire le bilan avec les hivernants sortants et de comparer nos dires à ce à quoi ils s’attendaient de notre part lorsqu’ils nous avaient « examinés » avant notre départ. C’est plutôt cool, bien que pas franchement évident de mettre des mots sur tout ça si rapidement.

On échange des mails avec la 68 « restée chez nous », on s’envoie des photos parce que mince, ne plus voir leurs visages quotidiennement n’est pas normal, on rit et on a mal au cœur en même temps en voyant leurs grimaces et bêtises censées nous remonter le moral, et on essaie d’assimiler les choses, toutes les choses, chaque chose.

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Alors qu’à l’aller je logeais dans une chambre des ponts supérieurs, pour le retour c’est trois étages plus bas (au plus bas possible même) que j’ai partagé ma cabine avec Amandine. Amandine a passé un mois à Ams entre OP3 et OP4 pour travailler dans le cadre de sa thèse sur les skuas et les albatros à bec jaune, en épidémiologie !
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Elle a aussi été ma sauveuse du premier soir à bord en entraînant mon petit corps exténué et perdu chercher mes valises dans les caisses bagages, vomir mon mal de mer dans des WC trouvés en détresse au détour d’un couloir, en me collant un patch sous l’oreille, me couchant dans ma bannette, et me rapportant nourriture et eau pour la nuit. Grandement apprécié en ces heures loin d’être évidentes.
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J’ai beaucoup aimé les lits dans cette cabine par rapport à celle de l’année dernière. Petit cocons derrière leurs rideaux ❤
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Blue landscape. D’heure en heure l’atmosphère se réchauffe, Ker et Cro fondent, et même Ams commence à avoir un peu chaud à la peau. Je passe quand même la majeure partie de mes journées dehors sur le pont supérieur, à regarder l’océan.
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Quentin sur le pont.
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J’ai beau être partie d’Ams, le boulot pour les labos en métropole continue ! Chaque heure durant toute la rotation (et quand le soleil est visible directement sans nuages devant lui), je dois effectuer une mesure de son intensité avec ce petit photomètre solaire portable. Je le lie à un GPS afin d’associer chaque donnée à un point géographique. Ces mesures dans des zones perdues au milieu de l’océan sont rares et utilisées pour les modélisations à l’échelle du globe.
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Good weather, comme durant toute la rotation !
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Quentin a migré à l’ombre x)
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Position trouvée !
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Right there 🙂 Pile à mi-chemin !

Deux jours après la montée à bord, c’est déjà le 24 décembre sur le Marion. Un second Noël estival pour moi, avec toujours autant de mal à réaliser qu’on est effectivement à cette période de l’année. Une célébration est même organisée dans l’après-midi sous un grand ciel bleu sur la DZ à l’arrière du bateau, grâce à la présence de l’évêque de Saint Denis de la Réunion sur la rotation !

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Buffet de Noël.
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Le bateau charcuterie…
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Et la montagne de langoustes pêchées à Ams pendant l’OP.

La soirée du réveillon est la première qui me voit rester au forum plus tard que le dîner. On papote, on essaie de sourire et de profiter de ces instants hors du commun, on a les premières vraies discussions sur les ressentis depuis le départ, et ça fait du bien. Dehors, même s’il fait nuit, l’air est superbement bon. Ni trop chaud ni trop froid, c’est la température parfaite. On sort donc s’aérer, observer le plancton luminescent dans les vagues, continuer à papoter sous les étoiles, et quelles étoiles ! Des milliers, des millions, des milliards partout au-dessus de nos têtes. J’ai l’impression d’en voir encore plus qu’à Ams. Nous sommes perdus au milieu de l’océan Indien, il est bientôt minuit, joyeux Noël les amis.

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La magie de la pose longue sur le pont d’un bateau : les étoiles traduisent dans le ciel le roulis et le tangage du Marion, dessinant des tourbillons de mouvement de leur lumière céleste. Encore plus surprenant, la passerelle de commandement qui s’illumine d’un arc-en-ciel de couleurs presqu’imperceptibles à l’œil nu (la lumière est éteinte en passerelle la nuit), issues sans doute des différents appareils sous tension.
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Ju.
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À chaque photo son dessin stellaire !
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Vers l’avant du bateau.
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Les deux grands « bras de grues » servant à sortir les lourdes charges des cales sous nos pieds.
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Chaque détail de ce bateau sur fond nocturne m’intrigue. Sous cette nuit sans lune mes yeux ont du mal à distinguer quoi que ce soit, et c’est à chaque fois la découverte d’un cadrage aléatoire une fois que l’image s’affiche sur le petit écran de mon appareil.
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Proue 🙂
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Derniers rayons de soleil du 25 décembre depuis la DZ.
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Quentin.
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Let me dive in just for a few seconds…
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Shades.
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Pose longue.
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Petit tour tout en haut…
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.. d’où l’on a une vue imprenable sur le Marion fendant les eaux.
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Ce soir, c’est décidé, on s’allonge à quatre sur le pont supérieur et on regarde les étoiles pendant des heures !
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L’arche orange si typique du bateau, et infinis dans le ciel.
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Les radars tournant sur eux-mêmes forment des cercles mystiques dans la nuit.
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Seuls à l’horizon. Dans le ciel, en prenant le temps de regarder, nous observons des étoiles filantes en pagaille.
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Hublots des cabines allumés juste au-dessus de l’eau 🙂
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Et une autre pour satisfaire mon côté psychorigide qui n’a pas aimé couper le TAAF. !
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Quentin a appris à jouer de l’harmonica cette année à Ams. En ce jour de Noël et alors que nous sommes assis sous les étoiles, il le sort de sa poche et entame les premières notes du thème musical du Seigneur des Anneaux. Le temps s’arrête et je me sens enfin, l’espace de quelques minutes, à l’endroit où je dois être. « Comment être triste à cet instant précis, Quentin ? ».
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Puis il me le passe avec un sourire et pour la première fois de ma vie je souffle dans cet instrument. Assez instinctif au final, et collant tellement bien à l’instant que je m’y perds pendant un long moment.

En route pour Tromelin, il fait de plus en plus chaud dehors. Chaque ouverture de porte étanche vers l’extérieur est accompagnée d’une bouffée de chaleur intense, et on ne quitte plus le short et la crème solaire.

Malgré les premiers bruits de couloir lors de l’OP à Ams qui laissaient entendre que nous pourrions tous descendre à Tromelin le temps de quelques heures, ce n’est finalement pas le cas. Les autorisations n’ont pas été données et il ne resterait plus assez d’heures hélico en stock pour véhiculer tout le monde. Seules les personnes ayant un boulot scientifique à faire sur place et les passagers payants pourront donc mettre le pied à terre, déception pour nous.

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Je passe des heures à perdre mon regard dans ce bleu hypnotisant et semblant si irréel que je ferme les yeux et les rouvre en m’attendant à ce qu’il se soit terni subitement.
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Avant d’arriver à Tromelin, en pleine mer, nous nous arrêtons pour mettre le zodiac à l’eau : en effet, un boot s’est coincé dans une hélice sous l’eau, hélice nécessaire pour maintenir la position du bateau lorsqu’il est au mouillage. Nous en aurons besoin à Tromelin, il faut donc réparer ça maintenant. Une équipe de plongeurs se jette donc à l’eau !
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Sun, sun & more sun !
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& that’s done ! Ils ont réussi 🙂
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Aujourd’hui, dernier jour avant Tromelin, c’est barbecue sur la DZ !
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Il fait chaud, chaud, CHAUD ! Étouffant et brûlant.

Et puis de bon matin, ça y est, on y est. Je sors sur les ponts et découvre cette île digne de Robinson Crusoé, minuscule banc de sable blanc tout plat et entouré d’eaux turquoises, avec sa faible végétation rase, ses quelques palmiers plantés par l’homme, sa piste d’atterrissage invisible depuis le bateau et ses quelques bâtiments. Seules 4 personnes vivent ici, équipe relevée tous les 45 jours en général. En ce moment, il y a sur place deux ornithologues et deux militaires.

Un peu d’histoire et de culture G

Tromelin, c’est un petit confetti d’un kilomètre carré dont la France s’est attribué la souveraineté (cependant revendiquée par Maurice aussi). L’île appartient au district des îles Éparses, le cinquième district des TAAF après Dumont d’Urville en Antarctique, et Crozet, Kerguelen et Amsterdam et Saint-Paul dans les terres australes. Le statut de ce cinquième district est différent des quatre autres, d’une part à cause des débats concernant la souveraineté de ses îles, mais aussi par leur occupation humaine : alors qu’il y a des hivernages d’un an sur les 4 autres districts, sur les îles Éparses ce sont des relèves beaucoup plus fréquentes et avec moins de personnel sur place (des équipes météo, des écologues, mais aussi et surtout des militaires là pour protéger le territoire).

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Les 5 îles du district des îles Éparses des TAAF, confettis de France autour de Madagascar : Europa, Bassas da India, Juan de Nova, les Glorieuses, Tromelin. Cliquez pour ouvrir en grand. (image wikimedia commons)

Tout comme l’histoire des Oubliés de Saint-Paul dont je vous parlais l’an dernier lors de mon arrivée à Ams, Tromelin a connu son lot d’histoires tragiques. La plus célèbre d’entre elles a été surnommée les naufragés de Tromelin. C’est l’histoire, au XVIIIème siècle, du naufrage d’un navire français transportant des esclaves malgaches. Seul l’équipage blanc est évacué, pour changer, et ce n’est que 15 ans plus tard qu’on revient chercher les huit esclaves ayant réussi à survivre sur cet îlot désert tout ce temps. Pour plus d’info, direction wiki ! >> Ici

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Hi Tromelin 🙂 L’arrivée de l’hélicoptère pour la première rotation fait s’envoler les centaines et centaines d’oiseaux qui étaient posés tranquillement sur l’îlot. Des fous masqués et des fous à pieds rouges pour la plupart.
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Ravitaillement en eau potable, en matériel, en vivres.
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Subjuguée par ce bout de terre encore bien plus petit que ma petite Amsterdam, je reste la journée entière sur le pont du Marion à regarder l’île. 15 couches de crème solaire plus tard, j’aurai eu l’impression de passer la meilleure journée de ma rotation jusqu’ici.
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Magnifiques bleus, profond sous mes yeux et turquoise dans le prolongement de Tromelin.
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Les allers/retours d’hélicoptère s’enchaînent pendant plus de 3h pour à la fois approvisionner la mini-base mais aussi récupérer leurs déchets.
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Alors qu’il n’y a quasiment plus personne sur le pont supérieur depuis un bon moment et que je suis assise contre l’arche orange, une petite voix résonne dans ma tête « Isa, tu devrais te lever et aller observer l’océan, peut-être qu’avec de la chance et des dizaines de minutes d’observation tu pourras voir un dauphin ou tout autre animal marin ? ». Je me motive intérieurement et me traîne jusqu’à la rambarde où je m’accoude, côté opposé à celui qui fait face à l’île. Sous mes yeux, du bleu à l’infini.
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Quand soudain, au bout d’à peine une minute et à quelques mètres du bateau seulement… !!!
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Elle est au départ sous la surface, et c’est une « tache plus claire » qui attire mon regard. Est-ce une grosse algue ? Un déchet qui traîne ? Un animal ? J’appelle de grands signes de la main Pierre et Olivier, VSC sortant de Cro qui se trouvent de l’autre côté du pont. Alors qu’ils arrivent, la « tache » devient de plus en plus nette, et enfin une petite tête sort de l’eau. C’est une tortue verte ! Cette espèce trouve en l’île Tromelin un sanctuaire encore protégé pour la ponte.
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C’est la première fois que je vois une tortue marine à l’état sauvage. Nous avons la chance d’assister à l’une de ses rares remontées en surface pour respirer, instant magique. Elle longe tout le Marion jusqu’à disparaître derrière lui. Merci, Lulu la tortue ❤ (sitôt vue sitôt baptisée, bien sûr).
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Fou masqué, si je ne me trompe pas.
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Tromelin en fond ! Les bras de la grue à l’avant du Marion sont tournés au-dessus de l’océan pour ne pas gêner à l’élingage des charges de l’hélicoptère.
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Et des dizaines de bidons pleins qui partent, et des dizaines de vides qui reviennent.
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Fou à pieds rouges ?
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Same 🙂
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Les petits chanceux qui ont pu descendre !
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Cette vue me fait complètement penser à une petite île privée de milliardaires.
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Selon la marée, cette langue de sable blanc disparaît ou réapparaît à l’extrémité nord-ouest de l’île.
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Comme dans un rêve.
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Ah désolée j’ai tellement halluciné sur ce paysage que j’ai envie de trop en partager !
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Je ne suis pas la seule à mitrailler :p Ju.
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Le transport de matériel est terminé, les bras de la grue sont ramenés à leur place !
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Photo touristes. Ju, Gui, ma casquette brodée par Marine et moi !
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C’est déjà l’heure de récupérer les passagers débarqués sur l’île.
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Fou masqué, again.
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🙂
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🙂 🙂
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🙂 🙂 🙂 Peu farouche celui-ci qui vient se poser sur le bateau.
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Et un dernier pour la route !

Amandine (qui a pu descendre pour aller prélever des tiques à proximité des nids sur l’île pour des études scientifiques) nous rejoint sur le pont supérieur, les mollets encore recouverts de sable fin. Nous l’accueillons avec une fausse rancœur de « t’es descendue et pas nous !! » puis elle nous raconte sa journée, et comment par un hasard fou l’une des quatre personnes présentes sur l’île (une ornitho) était une bonne connaissance de Vincent. Vincent a passé comme Amandine un mois à Ams entre OP3 et OP4, sur le même programme scientifique. Il avait déjà fait la même chose l’an dernier, était donc arrivé sur la même rotation que moi en Novembre 2015 et était reparti un mois plus tard à Noël. Là il est aussi descendu à Tromelin pour prélever les tiques, et s’est retrouvé nez à nez avec cette ornitho avec laquelle il avait travaillé pendant des mois il y a des années et des années en Alaska. Ni l’un ni l’autre ne savait l’autre présent sur ce petit coin d’océan perdu, trop folles les coïncidences parfois.

Je vous quitte là pour aujourd’hui, et vous dis à (plus ou moins) très vite pour la suite et fin de la rotation sur le Marion.

Bises à tous,

Another bit of CG.

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