On pourrait croire qu’une fois tout le matériel nécessaire à 1 an de vie rassemblé/acheté, il suffit de 10 minutes pour remplir les malles et boucler l’affaire.

Oui mais non.

Rappelons le point de départ.
Rappelons le point de départ.

Les derniers ajouts

Déjà, et ce malgré les listes en tous genres faites depuis des semaines, il faut courir d’un bout à l’autre de la maison pour attraper les petites choses auxquelles on n’avait pas encore pensé. Les magazines National Geographic pour s’évader un peu de l’île de temps en temps, le masque de plongée dont il fallait tester l’étanchéité avant de l’empaqueter (ça m’a donné une bonne excuse pour prendre mon premier bain depuis bien longtemps dans la baignoire!), des drapeaux bouddhistes pour ma chambre, une peluche de plus parce qu’on ne sait jamais hein, … Jusqu’au dernier moment, les jeux n’étaient pas faits!

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Rouleau de drapeaux de prières bouddhistes acheté dans les ruelles de Kathmandu l’hiver dernier.

Bien tout nettoyer

Depuis octobre 2006, les TAAF sont une réserve naturelle, et même la plus grande de France! On y trouve nombre d’espèces animales et végétales protégées et pour certaines en danger. Par le passé l’apport volontaire et involontaire d’espèces extérieures par les bateaux et dans les bagages a entraîné des désastres écologiques. Les normes sont donc maintenant très strictes (je ne peux par exemple pas amener de nourriture contenant des graines!).

Les points auxquels j’ai fait particulièrement attention:

  • Lavage des vêtements
  • Nettoyage des chaussures
  • Passage à l’aspirateur des cartons et des malles
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Nettoyage des paires de chaussures pour éviter tout apport de graine sur l’île.

Bien tout emballer

Deux mois de transit en bateau jusqu’à la Réunion puis 3 semaines de bateau jusqu’à l’île d’Amsterdam, ça donne toutes les occasions aux malles d’être secouées et de prendre l’eau. Pour mettre toutes les chances de mon côté, j’ai tout emballé dans des cartons, les ai casés de façon à ce qu’ils aient le moins d’espace pour bouger si les malles sont secouées, ai isolé le fond des malles au cas où de l’eau s’infiltrerait un peu, et ai emballé les cartons dans des sacs poubelle résistants et étanches.

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Tétris géant pour caser tous les cartons dans les malles et éviter au mieux les espaces pour ne pas que ça bouge durant les semaines de transport.

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Surélévation du fond avec les moyens du bord.
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Numérotation de chaque paquet

Bien tout répertorier

L’IPEV demande le détail écrit de ce qu’il y a dans chaque malle. D’autre part, il est indispensable pour moi de noter scrupuleusement tout ce que j’envoie afin de m’en souvenir dans 2 mois lorsque je ferai ma valise pour partir en avion en emmenant avec moi les derniers effets nécessaires. J’ai par exemple gardé quelques vêtements histoire de pouvoir m’habiller d’ici là, le matériel photo, les sacs à dos pour les escales sur le Marion Dufresne, … Excel a donc été mon grand ami cette semaine, tableaux par malle, par sac, poids, tout ça prend du temps aussi!

Au 7ème jour d'empaquetage, ma sœur m'apporte gentiment de quoi tenir le coup :D
Au 7ème jour d’empaquetage, ma sœur m’apporte gentiment de quoi tenir le coup 😀

Le bout du tunnel

J+8, les malles sont enfin bouclées!!

Entre 36 et 38 kg chacune (sachant que la malle à vide pèse déjà autour de 10 kg), étiquetées à mon nom, et prêtes à être emportées aujourd’hui par un transporteur en direction de l’IPEV près de Brest. Si un jour le personnel de l’IPEV passe par là d’ailleurs, je dois les remercier pour toute l’aide qu’ils m’apportent à chacune de mes nombreuses questions par email tout au long de ces préparatifs 😉

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Une grosse semaine d’empaquetage en images (spéciale dédicace à François pour l’idée du timelapse :p)

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